[Nouvelles du COLLEGE] Des sixièmes racontent leur entrée au collège

Par St Joseph de Tivoli, le 10 décembre 2018

Entrer au collège n’est pas une mince affaire. C’est une véritable initiation : l’entrée dans le monde des « grands ». Ils sont six, plutôt intimidés à l’idée de faire part de leur expérience, surpris que nous les prenions ainsi très au sérieux. Ils se plient volontiers à cet exercice de relecture. Pour eux la rentrée est déjà loin, c’est de l’histoire tant ils se sentent bien « intégrés ». De vrais sixièmes.

Ils viennent d’horizons différents : des anciens de l’école primaire de Tivoli, des élèves du public ou de primaires catholiques. Tous tiennent à peu près le même discours : l’entrée en sixième est une épreuve et ils sont heureux de l’avoir franchie de la meilleure façon. Du coup, c’est une histoire lointaine dont ils peuvent parler avec du recul. Ils sont unanimes pour dire qu’il y avait beaucoup d’appréhension de leur part et de peurs non fondées. Ils disent avoir été très aidés dans cette nouvelle étape et sont reconnaissants aux adultes qui les ont accueillis et aux anciens élèves plutôt bienveillants.

Ils avaient peur d’être seuls, de se retrouver tous seuls : de ne pas se retrouver avec des jeunes qu’ils connaissaient. Ils ne connaissaient pas les lieux et avaient aussi peur de se perdre tellement « c’est grand », de ne pas se trouver au bon endroit, avec le bon professeur, à la bonne heure. Peur de « faire quelque chose de travers », de ne pas se rappeler les noms des professeurs. Beaucoup d’appréhension devant autant de professeurs (ce qui les change du primaire), sans trop savoir ce qu’on allait leur demander de faire.

Aujourd’hui, ils disent avoir été bien accueillis : « tout avait été bien préparé ». On ne leur a pas « mis la pression ». Ils ont eu le droit à l’erreur. On a été patient avec eux, on est passé « sur les oublis », « pas de reproche ». Le rôle du professeur principal a été essentiel. Les surveillants ont veillé à ce qu’ils s’intègrent bien, à « ce que chacun ne soit pas tout seul ». Ils sont reconnaissants devant tous les efforts faits pour les aider et se sentent redevables et confiants, soucieux « d’être à la hauteur ». « Une très belle expérience » conclut l’un d’eux. Ce qu’ils retiennent pour l’essentiel : on rencontre de nouvelles personnes, on fait de nouvelles expériences : « on se sent grand, on fait des choix, la cour, le foyer… ». Ils ne connaissent pas d’élève isolé, ils parlent d’un grand de cinquième qu’ils ont invité dans leur jeu parce qu’ils leur paraissaient seul.

Maintenant, ils se sentent bien et parlent facilement de leurs nombreuses activités en soulignant que l’école est à « l’écoute de leurs envies » et que « tout cela est bien organisé ». Ils parlent des activités entre midi et deux heures, des tournois de foot (avec des équipes mixtes…), de la fête des talents, des « heures magis », de la chorale. Ils sont impatients de vivre « la semaine jésuite », ils disent vouloir « apprendre à les connaître, savoir ce qu’ils font ».

On le voit, on pourrait les laisser parler des heures entières tant Tivoli fait partie de leur vie. Quand on leur parle du pèlerinage à Javier qui a été un temps précieux d’intégration, ils disent ne pas en avoir parlé tant il était évident que cela faisait partie de leur accueil à Tivoli : ils ajoutent « cela nous a permis connaître Ignace et Saint-François » Ils en parlent comme si c’était deux nouveaux amis.

En conclusion, nul besoin de leur souhaiter bonne chance tant on les sent comme des poissons dans l’eau.